Le Pays Basque a misé sur l’indépendance, car depuis les années 80, il possède son propre gouvernement. Il est donc autonome, mais les chamboulements ont tout de même été au rendez-vous. Plusieurs partis politiques sont disponibles alors que le chef est le même depuis 2012. Il s’agit de Inigo Urkullu. Il représente le parti nationaliste basque.

Une autonomie historique

En Espagne, près de 17 communautés ont pu acquérir leur autonomie dont le Pays Basque. Aux côtés de la Galice et de la Catalogne, le vote a été validé en 1979 et il a pris effet une année plus tard. Le parlement basque le 21 Octobre 2012 a élu son nouveau chef à savoir Inigo Urkullu qui porte un titre spécial à savoir le Lehendakari. Il représente l’EAJ/PNV, le parti nationaliste basque, mais il n’est pas le seul.

  • L’EH Bildu est une coalition indépendantiste social-démocrate qui est à gauche, il était en seconde position avec 25 % contre 34 % pour le Parti nationaliste basque.
  • Le Parti populaire est une droite conservatrice, il a atteint 11 % en 2012.
  • Le Parti socialiste d’Euskadi-Gauche basque représente le centre-gauche socialiste. Il a obtenu 19 % lors des dernières élections.
  • L’anti-nationaliste est mis en avant par l’Union, progrès et démocratie qui n’a pas dépassé 1 % en 2012.

En ce qui concerne le chef du Pays Basque, il a commencé ses études à l’Université de Deusto et c’est en 1980 qu’il est devenu un membre de l’Assemblée nationale de la Force jeune basque. A 22 ans, il a pu être élu le député de Biscaye au Parlement basque le 26 Février 1984. Il a été réélu en Novembre 1986.

Le Pays Basque souhaite se démarquer de la Catalogne

Il faut noter que les précédentes années ont été quelque peu marquées par la violence à cause de l’ETA. Le Pays Basque est donc prudent sur ces questions et ne souhaite pas suivre le cheminement de la Catalogne même s’il étudie avec ferveur la situation. En Septembre 2017, ce sont tout de même 30 000 personnes qui ont été rassemblées à Bilbao notamment pour apporter leur soutien au gouvernement catalan. Ce dernier a pris des décisions qui n’ont pas été au goût du Pays Basque qui pourrait donc engager les procédures d’indépendance qui étaient en suspens depuis quelques années.

L’organisation composée par les séparatistes d’ETA a renoncé à son activité en 2011, mais les attentats terroristes sont toujours au coeur des débats. Le Pays Basque ne souhaite pas faire une marche arrière qui pourrait l’inciter à renouer avec ce passé qu’il souhaite mettre de côté. La situation a donc pu s’apaiser au fil des années et il ne veut pas changer la donne. De plus, il bénéficie d’une certaine autonomie avec notamment un gouvernement spécifique, elle est ainsi plus forte que celle identifiée pour la Catalogne. Il peut ainsi gérer la santé, l’école, la police ainsi que la collecte des impôts.

Toutefois, le chef ne serait pas contre un peu plus de compétences comme la gestion des prisons ou encore la Sécurité sociale. La politique est donc une question importante au Pays Basque, mais elle reste marquée par l’ETA.

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